Revue de presse

Agro-industrie: Les agrumes et l’olivier éligibles à l’intégration

2017-12-22

Alors que le contrat-programme de l’agro-industrie est toujours suspendu à la publication du décret fixant les modalités des incitations, la Banque mondiale anticipe et accorde un prêt de 200 millions de dollars. Un montant  ciblant l’intégration des petits et moyens producteurs.

Approuvé jeudi dernier par le Conseil des administrateurs de la banque, le prêt concerne  en priorité deux filières: Les agrumes et l’oléiculture. Il cible également des réformes institutionnelles (marché de gros et accompagnement sanitaire). Et les décaissements se feront en fonction des résultats obtenus. (Voir encadré ci-dessous).    

L’institution financière internationale constate d’abord les performances réalisées à l’amont agricole  par certaines filières. Aujourd’hui, l’ambition est de favoriser la croissance du  secteur en améliorant la compétitivité de l’agro-industrie et l’efficacité des marchés agroalimentaires.  Le soutien financier de la banque cible l’accélération mais priorise les filières présentant un meilleur niveau d’intégration.

Baptisé «Programme de renforcement des chaînes de valeur agroalimentaires», il s’attachera à créer un environnement favorable à la croissance du secteur agroalimentaire, ainsi qu’à lever les obstacles au développement de filières ciblées, souligne la Banque mondiale. Sont visés dans ce cadre,  la sécurité sanitaire des aliments, la qualité des produits et les circuits de distribution.

Il vise par ailleurs  le renforcement des capacités des interprofessions de deux filières à fort potentiel: les agrumes et l’oléiculture  via des mesures spécifiques.
L’objectif est de favoriser l’investissement privé dans les unités de transformation des agrumes, de conditionnement, du froid et de trituration des olives. De même, qu’il est prévu d’améliorer l’efficacité des marchés agroalimentaires à travers la réforme des marchés de gros et l’introduction d’outils technologiques dédiés. Il s’agit d’assurer l’accès aux informations sur les marchés de produits agricoles et agro-industriels.

Le programme a aussi l’ambition de mettre en place de nouveaux dispositifs permettant la mise en relation des petits producteurs avec les gros acheteurs.  
Pour la Banque mondiale, «ce programme est en phase avec la stratégie agricole marocaine. En soutenant les processus d’intégration, de la production à la commercialisation, il permettra de  déployer le fort potentiel que recèle l’agroalimentaire sur le plan de la création de valeur et d’emplois».

La promotion des systèmes de certification occupe également une place centrale dans le programme. Le coût élevé de ce système s’est traduit sur les dernières années par l’abandon par les petits producteurs des marchés de l’Union européenne et le recours massif au débouché russe avec son lot de risque de paiement et de droits de douane.

Enfin, parce que la réussite des  secteurs ciblés  passe par  la recherche-développement, deux centres d’innovation agroalimentaire seront mis en place pour aider les petits et moyens producteurs à diversifier leur gamme de variétés. Ces centres offriront également divers services pour soutenir la transformation de produits,  ainsi qu’un mécanisme d’aide financière destiné aux projets innovants.

Source : leconomiste

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