Revue de presse

SIAM: Cap sur la logistique marocaine

2018-04-26

Le SIAM 2018 met la logistique et les marchés agricoles au cœur des préoccupations majeures du secteur. Ces deux composantes, constituent non seulement un levier de compétitivité, mais également un pilier de pérennisation de l’agriculture.

Comment mutualiser les moyens et optimiser les circuits logistiques? Comment mobiliser les moyens pour mettre en place des infrastructures modernes et tirer profit des nouvelles technologies pour fluidifier les échanges et faciliter la circulation des marchandises? Quels marchés adresser et surtout de quelle manière?

Autant de questions qui constituent aujourd’hui des problématiques majeures pour les agriculteurs du continent et auxquelles les experts apporteront des réponses lors des nombreux panels et programmes scientifiques du SIAM 2018.

C’est également une occasion de mettre en avant la logistique marocaine aéroportuaire, maritime, routière et ferroviaire. Bien qu’il n’y a pas un pôle spécialement dédié à la logistique, les opérateurs nationaux sont facilement repérables au milieu des différents pôles de cette 13e édition. Ainsi, RAM, ONCF et Tanger Med sont présents à travers des pavillons bien positionnés dans le salon. Pour présenter son activité fret, la RAM a choisi le pôle international. Pour leur part, l’ONCF et Tanger Med sont au cœur du pôle produit.

¦ La logistique ferroviaire «de bout en bout»



«Nous mettons en avant le plan logistique céréalier (PLC) à travers des solutions logistiques adaptées», indique Abdelkhalek Cherkaoui, chargé de marché commercial à l’ONCF. Selon lui, «l’Office veut répondre efficacement aux besoins évolutifs de la filière céréalière en matière d’approvisionnement, de stockage et de distribution». Son PLC consiste en la construction de silos de stockage des céréales sur des plateformes embranchées au réseau ferroviaire. Cette offre permet d’améliorer les capacités de stockage en termes de quantité et de qualité, assurer un transport direct, de bout en bout, grâce à la connexion des sites à la voie ferrée, massifier les envois et mieux organiser les transports. Améliorer la compétitivité en optimisant les coûts et participer à la préservation de l’environnement n’est pas en reste. D’après le responsable de l’Office, en charge de vente Fret Meknès, le PLC recèle un bouquet d’avantages. Y figurent notamment la possibilité d’aménager des terrains en occupation temporaire, embranchables à la voie ferrée, dans les grandes zones de consommation, l’assistance technique pour la connexion du site de production au rail, le transport sécurisé par trains complets, la disponibilité d’un parc wagons adaptés aux besoins des clients, outre une offre intégrée en transport multimodal. «Nous venons de mettre en marche un port sec à Fès, précisément dans la zone de Bensouda», annonce Cherkaoui.

¦ Relier le Maroc au monde



Présent également à ce 13e SIAM, le groupe CMA CGM se définit comme une entreprise qui «relie le Maroc au monde». Implanté au Maroc depuis 1983, ce groupe est leader du transport par conteneur au départ et à destination du Royaume. Grâce à ses filiales Comanav et MacAndrews, il est établi à Agadir, Casablanca et Tanger, mais aussi dans tous les ports du Maroc à travers ses filiales. Il lie directement le pays à plus de 80 ports. Ce qui fait de lui le deuxième transporteur au monde de marchandises réfrigérées. Au Maroc, CMA CGM est le premier vecteur des exportations de produits agricoles réfrigérés. «Son offre maritime est appuyée par des navires modernes et rapides». Ainsi, vers l’Europe, seulement 4 jours séparent Tanger de Southampton et 6 jours de Rotterdam. Tilbury en 5 jours et Rotterdam en 6 jrs depuis Casablanca/Agadir.
D’autres destinations, comme l’Amérique du Sud, le Moyen Orient, ou encore l’Afrique de l’Ouest sont atteignables dans un délai de 9 à 12 jours. «Afin de préserver leur qualité jusqu’à leur destination finale, nos conteneurs Reefer utilisent les dernières technologies: contrôle de la température (-35°C à 30°C), de l’atmosphère, de l’humidité, de la circulation de l’air, du refroidissement», expliquent les responsables du groupe.

¦ Une plateforme digitale gratuite à Tanger-Med



Implanté au SIAM, tout près des grandes entreprises exportatrices, et non loin des stands des médias, le pavillon Tanger-Med opte pour une communication tous azimuts afin de vendre sa plateforme logistique. Pour Hassan Abkari, directeur du port Tanger Med Passagers, «de par son activité, le port Tanger Med est le premier port du Royaume». Sa composante transactionnelle digitale, Tanger-Med Fret, est une plateforme gratuite, disponible 7 jours/7 et 24h/24 (www.tmfret.ma). Elle met en relation expéditeurs et professionnels de transport. Gérée par Tanger-Med en coordination avec la CGEM, celle-ci s’inscrit dans le cadre d’une démarche de digitalisation engagée et d’amélioration des services offerts aux clients. Plus globalement en matière d’export, Tanger-Med est doté d’infrastructures s’étalant sur une superficie de 160.000m2, comprenant des bâtiments administratifs, espace de vie, magasin de dépotage, quais de fouille, tunnel de scanners double, et guérites et postes de contrôles. Ses spécificités sont multiples. Il s’agit entre autres d’un temps de transit à l’export de 2 heures, 2.100 unités de fret par jour, 90 unités scannées chaque heure,  une zone isolée de contrôle approfondi. A la question est-ce qu’il y a un projet d’extension de ce port dans le pipe, Abkari, opérant dans cette infrastructure depuis 12 ans, affirme que «l’impulsion donnée par le Roi à ce projet d’envergure fait que ce port ne cesse de s’agrandir».

¦ Centrale Danone lance «Zine Bladi»

Centrale Danone a lancé, ce mardi, au SIAM, un packaging en série limitée. Intitulé «Zine Bladi», celui-ci concerne la gamme de lait «Centrale». Disponibles dès le 24 avril, ces packagings personnalisés sont une ode au patrimoine culturel marocain, dans toute sa diversité, avec la mise en avant des costumes traditionnels de toutes les régions du Royaume. «Cette célébration de la diversité du Maroc est à l’image de la marque Centrale, qui est collectée tous les jours, auprès de 120.000 éleveurs laitiers, dans tout le Maroc», expliquent les responsables de Centrale Danone. Leur objectif est de transformer le pack de lait de tous les jours en une fresque artistique. Ceci, en rendant hommage au folklore marocain à travers la reproduction en aquarelle des costumes traditionnels des 12 régions du royaume sur l’emballage de l’ensemble de sa gamme de lait connue sous la marque «Centrale». Edités en série limitée sous le nom de «Zine Bladi», les 12 packaging personnalisés ont été dévoilés à l’occasion de l’inauguration du SIAM.

¦ Cosumar prône la pédagogie
Mohamed Fikrat est à pied d’œuvre ce mercredi au SIAM. Le patron de Cosumar et ses collaborateurs expliquent, craie sur tableau, les actions sociales au profit des agriculteurs agrégés de la filière sucrière, l’assurance maladie, le régime de retraite, et la digitalisation de l’amont agricole de la filière. Ainsi, l’entreprise confirme son engagement auprès des partenaires de son écosystème en organisant une série de conférences axées sur les grands projets pour une filière sucrière plus performante et compétitive. Un espace conférence annexé au nouveau stand institutionnel a spécialement été aménagé pour accueillir ces moments de concertation et de partage stratégiques. L’on explique que la filière sucrière marocaine joue un rôle important dans l’économie du pays. Parmi ses objectifs, contribuer à la sécurité alimentaire par l’assurance de la couverture des besoins nationaux en sucre, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie de 80.000 familles d’agriculteurs de betterave à sucre et de canne à sucre. Elle joue également un rôle dans l’émergence de pôles de développement régionaux. Notons enfin qu’il sera procédé, ce jeudi, à la signature des conventions de mise en œuvre du projet de la retraite des agriculteurs entre Fimasucre et la CIMR.

Une unité pédagogique de stockage moderne des oignons

La première unité industrielle moderne pédagogique de stockage et de conditionnement des oignons au Maroc verra le jour dans la région d’El Hajeb. Le projet vient couronner les efforts de coopération entre le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, l’Ambassade des Pays-Bas, le Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM), et la Coopérative Agricole de Meknès (CAM). L’unité, conçue autour des techniques de stockage modernes des oignons, permettra aussi d’enclencher une dynamique de l’offre exportable à travers un produit de qualité, adossé à un système de calibrage et de traçabilité. La mise en place de cette première unité industrielle moderne pédagogique de stockage et de conditionnement des oignons au Maroc a vocation à être une unité de démonstration, afin, non seulement d’éliminer les pertes engendrées par le stockage traditionnel mais également de permettre au secteur de développer une dynamique de l’offre exportable à travers un produit de qualité, adossé à un système de calibrage et de traçabilité. La réalisation de ce projet est actée à travers une convention signée par ses différents partenaires à l’occasion du SIAM.

                                                                               

Un projet pilote d’élevage laitier durable aussi



Un projet pilote d’élevage laitier durable sera conduit dans la province de Tadla Azilal, à l’initiative de l’Ambassade des Pays-Bas et de la Fondation Crédit Agricole du Maroc pour le Développement Durable (FCAMDD). Ce projet a pour objet l’accompagnement des exploitations laitières clientes du Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM) dans la conduite durable de leur activité d’élevage. 

Ce projet s’inscrit dans les enjeux portés par la filière bovine qui occupe une place importante dans le secteur agricole et le Plan Maroc Vert et qui ont été actés dans le cadre d’un contrat-programme avec l’Etat visant l’augmentation de la productivité  en vue d’atteindre 4,5 milliards de litres de lait en 2020, soit une croissance annuelle de 15%.

Les Pays-Bas, réputés à travers le monde pour la productivité et la compétitivité de leur filière laitière, ont entrepris d’importants efforts pour réduire l’empreinte environnementale de ce secteur, notamment à travers «l’initiative chaîne de production laitière durable» ou «duurzame zuivelketen».

En établissant des objectifs clairs en relation avec le climat et l'énergie, le bien-être des animaux, le pâturage et la biodiversité, cette initiative portée par des organisations professionnelles néerlandaises, place la filière laitière néerlandaise parmi les leaders mondiaux en termes de durabilité.

A noter que l’Ambassade des Pays-Bas et la FMACDD s’engagent à mobiliser les meilleurs experts néerlandais et marocains spécialisés dans la production laitière durable et de financer leur mission d’identification des besoins en assistance technique des exploitations pilotes.

Source : leconomiste

Retour